Lac d'Arou - 1785 m (Vallée de Campan) - 05 juin 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En suivant les lacets de la montée de la Hourquette d’Ancizan, au départ de Payolle, après avoir traversé une forêt de mélèzes jusqu’au clos des Artigous, notre randonnée nous amène à destination au lac d’Arou. Point de petit plateau, point de cassette à choisir, pas de 32 dents, nos mollets ne suivent pas le bitume des routes sur nos 2 roues mais les sentes des estives, avec nos sacs à dos et bâtons.


Quelques névés encore présents en ce début juin, mais déjà des rhododendrons en fleurs et autres boutons d’or égayent notre balade.


La nature est réveillée, le manteau neigeux disparaît peu à peu, les vaches, chèvres et moutons ont repris leurs quartiers d’été sans se soucier de savoir sur quelle commune des Quatre Véziaux elles broutent. Des querelles de clochers, initiées il y a près de 2 siècles, et qui sont la naissance de l’intercommunalité. On le sait « Grass is greener on the other side » comme le dit un proverbe anglais... Désormais, les bergers se sont affranchis de ce combat d’arrière-garde.

 

Des cabanes, ou courtaous, patrimoines d’un pastoralisme important, tapissent le paysage. Les marmottes sortent, guettées par des vautours qui tournoient au-dessus d’elles.


En suivant Jean qui, tel Gandalf traversant la terre du milieu, nous suivons le chemin de l’eau sur des sentiers où le vert irlandais des prairies nous laisse penser que nous nous sommes éloignés de notre contrée. C’est la magie du bruit de l’eau et de ses couleurs bleuâtres qui nous incitent au rêve.  Peut-être aussi le grand bol d’air aspiré à cette altitude de 1785 mètres. Les massifs de l’Arbizon (2831 m) et du Monfaucon ne se découvrent pas, cachés par les nuages d’altitudes.


L’eau, si besoin, nous rappelle qu’elle est l’élément indispensable à toute vie animale, végétale, même minérale. Du lac de Payolle au lac d’Arou, au fil de l’eau, un itinéraire bucolique.  

 

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