En cette belle journée de fin d’été, le chemin menant au lac d’Ourrec depuis le hameau de Chiroulet a des allures d’autoroute et la vallée de l’Adour de Lesponne accueille les randonneurs, les traileurs, les adeptes de bivouac, les pêcheurs, sous l’œil attentif des blondes d’Aquitaine, limousines, charolaises ou gasconnes, les reines de l’estive depuis le mois de mai.
La montée ombragée en forêt de Benaques ou bois de Bizourtère nous offre une multitude d’espèces feuillues (chênes, hêtres) et résineux (pins, douglas) où le moindre espace est colonisé par des noisetiers dont les fruits jonchent déjà le sol et de nombreux sorbiers des oiseleurs dont les baies amènent des teintes de rouge au paysage.
Au sortir du bois, les premiers panoramas apparaissent. Le Pic du Midi de Bigorre nous observe depuis ses 2876 mètres et son antenne, tels des fourmis marchant sur son territoire.
Le lac d’Ourrec qui se dévoile devant nous, en forme de cœur, a des reflets bleuâtres et verdâtres et, bien que situé à 1667 mètres et d’une faible profondeur (3 mètres), est le refuge de truites farios sauvages qui font le bonheur des moucheurs.
En prenant de la hauteur, en passant par le col de Bareilles, puis en franchissant les pics de Barran (1982 M) et le pic du Mont (2003 M), la vue à 360°C nous permet d’apercevoir le lac d’Isaby, Hautacam, la ville de Tarbes en contre bas, le pic de Montaigu, le tout sous le contrôle permanent de l’observatoire du pic du Midi de Bigorre. Le lac d’Ourrec, surplombé, nous révèle que la zone fut autrefois un glacier aujourd’hui disparu.
Il est désormais temps de redescendre et les nombreuses sentes façonnées par des milliers d’années de pastoralisme rendent agréable le retour au parking.
Sous des teintes bleutées, faune et flore cohabitent dans cette immensité de douceur et de quiétude.